Cirque Fantastic Concept

Nos services
Nos spectacles
Nos artistes
Nos productions
Photos
Vidéos
Toutes occasions
Étude de cas
Références
Presse
Associations
Cadeau corporatif
Joingez-vous à l'équipe
Contactez-nous

Ensemble promotionnel

Crédits
Notes juridiques

La Presse – 23 novembre 2002

Marie-Josée Lévesque en pleine envolée
dans
le gymnase au centre de la maison avec vue directe sur la cuisine-bar. Des toiles de Corno font corps avec les murs.

par Raymond Bernatchez

Montréal – La maison est un lieu où nos passions doivent pouvoir s'exprimer librement, estime l'ingénieur André Dupras. « Si ma compagne et moi avions été amateurs de musique, nous n'aurions pas hésité à faire graviter notre maison autour d'une salle de concert. Or, Marie-Josée est une artiste de cirque et nos enfants, qui sont pleins de vie, bougent constamment. J'ai donc conçu ma maison autour d'un gymnase. »

Dans ses rêves les plus fous, la trapéziste Marie-Josée Lévesque n'aurait jamais pu s'imaginer en train de se balancer, tête en bas, bras collés au corps, suspendue entre plafond et plancher au beau milieu de sa maison. Et pourtant…

Formée à l'École nationale de cirque, trapéziste au Cirque du Soleil puis au Cirque Éloize, la jeune femme devait se déplacer constamment lorsqu'elle a vu débarquer dans sa vie il y a quelques années l'ingénieur André Dupras, spécialiste en mécanique de bâtiment. Ils ont maintenant quatre enfants. La plus âgée avait six ans lorsque commença en 1999 l'aventure de leur étonnante maison. Pour se rapprocher des siens, Marie-Josée Lévesque avait mis sur pied une entreprise, Cirque Fantastic Concept, consacrée à l'animation de grandes soirées à caractère privé. Restait à déterminer comment elle pourrait poursuivre quotidiennement son entraînement à partir de chez elle.

André Dupras entreprit de régler ce « petit » problème . Dans les Laurentides, il fit l'acquisition d'un terrain marécageux de 200 000 pi2 dont personne ne voulait. Entre ses mains, l'eau se transforma en or. En creusant à 9 pi de profondeur, puis en canalisant cette eau dans 12 000 pi de tuyaux flexibles,il constitua un champ géothermique de la dimension d'un terrain de foot. Cet approvisionnement énergétique relativement peu coûteux a permis l'édification de sa colossale demeure cruciforme, qui autrement aurait été d'occupation ruineuse.

Le bloc central de la maison abrite un gymnase d'une hauteur de 31 pi. Les dimensions de la pièce sont de 61 pi sur 26 pi de largeur, rien de moins. Le même volume pourrait contenir une vaste maison de trois étages. Des trapèzes sont solidement fixés aux poutres d'acier charpentant un toit métallique industriel, comme nous en voyons dans certains magasins d'alimentation. Des lignes blanches sur le plancher de béton flatté démarquent une aire de badminton de dimension olympique. Simplicité d'exécution et aisance d'entretien partout.

La maison de 126 pieds de façade
sur le lac. L'aile gauche est exclusivement utilisée par la famille et l'aile droite
par les invités.
Un pan du mur entièrement vitré donne sur le lac. De part et d'autre, André Dupras a déployé les ailes de deux bâtiments. L'aile sud, avec 60 pi de longueur, est l'aire d'occupation familiale. Une mezzanine à l'étage donne sur le gymnase alors qu'au rez-de-chaussée, une salle de séjour décloisonnée est en prise directe avec le « terrain de jeu ». L'aile nord, qui fait 40 pi de longueur, est destinée aux invités qui peuvent y séjourner en pleine autonomie. Pas de mezzanine pour celle-là. Mais au rez-de-chaussée, une gigantesque alcôve recèle une cuisine-bar étonnante (en pleine ouverture avec le gym toujours) se caractérisant par l'absence d'armoires suspendues. Toutes les unités de rangement de même que les chariots en acier inoxidable sont à hauteur de la taille.

Des toiles de la peintre Corno font corps avec les murs sur le pourtour du gym. Une d'elles, de très grande dimension, est particulièrement percutante sur un mur jaune soleil. Les cris des jeunes enfants cabriolant sur des matelas d'exercices ou suspendus à des trapèzes fusent de partout. Patins aux pieds, ils peuvent également circuler librement dans tous les couloirs du rez-de-chaussée, ce qui n'est pas pour déplaire aux petits amis qui adorent les visiter.
Vue de l'extérieur, la maison est d'une grande sobriété, son revêtement de cèdre s'harmonisant fort bien à la nature environnante.

Du gymnase, on a vue sur le lac.
On aperçoit aussi la mezzanine de même
que la salle de séjour, toutes deux décloisonnées, donnant sur le gym.

 

La lumière entre de toutes parts et nul besoin de recourir à l'éclairage artificiel pendant le jour. L'eau chaude émanant de l'installation géothermique serpente dans un réseau de tuyaux au sein de la dalle de béton du rez-de-chaussée aussi bien qu'à l'étage chauffant la masse d'abord pour irradier ensuite l'air ambiant. Ayant la forme d'un oeil, des canons à air orientables d'appoint - disposés au pied des pans de verre - peuvent projeter l'air chaud ou frais qu'ils endiguent à plus de 40 pieds de hauteur. Silencieusement, sans provoquer la moindre vague thermique. Cette maison vertigineuse est aussi celle de la haute voltige technologique. Bardée de capteurs et munie d'équipements industriels de domotique, elle est reliée à un ordinateur central assurant le bon fonctionnement de cinq thermopompes, 32 valves de chauffage, 52 réseaux totalisant 12 000 pieds de tuyaux alors que 30 transmetteurs (et non thermostats) sont en liaison constante avec lui. D'un simple clic de souris, qu'il soit sur la route ou au bureau, le propriétaire peut modifier les températures de l'air et de l'eau, l'éclairage intérieur et extérieur, l'arrosage du terrain ou le dispositif de sécurité hyper-sophistiqué transmettant à distance un flot d'images de la demeure.

Les petites plaques circulaires sont les bouches de sorties des « canons à air. »
Les poutres horizontales ont ceci de particulier qu'elles bougent indépendamment des murs contreventés, étant montées sur joints mécaniques. Jamais une surcharge de neige n'influencera le comportement des fenêtres immuablement stables. Un double mur extérieur d'une épaisseur de 14 pouces permet une ventilation naturelle de la bâtisse en été.

Vu du quai à la tombée du jour,
le bloc central du gymnase confère
à cette maison des allures de phare.
Le coût de construction de cette maison de 126 pieds de façade sur le lac ? « Comparable à celui d'une maison standard grâce à une finition intérieure simple et dépouillée », explique André Dupras. Pas de moulures ni de planchers de bois dur. Les portes et les escaliers sont plutôt en acier, comme celles des usines. Ne cherchez pas de « cigar room », il n'y en a pas. Ce que vous allez trouver chez nous, ce sont des enfants qui rient et des adultes qui s'amusent comme des enfants.

Page précédente