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L'Oeil
Plus
13 Juin 1998

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Le
trapèze Washington, du nom de son créateur,
Kay Washington, permet à Marie-Josée
Lévesque de se tenir sur la tête grâce
au point d'appui sur la barre.
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par
Martin Archambault
Mont-Saint-Hillaire
Toute petite, Marie-Josée Lévesque rêvait de faire
partie du Cirque du Soleil. Aujourd'hui, après avoir réalisé son
rêve, elle se balance, tête en bas sur son trapèze, entre le rêve
et la réalité. Après le Cirque du Soleil et le Cirque Éloize,
après avoir quitté Mont-Saint-Hilaire vers la Chine ou la Suède,
l'acrobate vient de fonder son entreprise: Cirque FantastiConcept.
Marie-Josée
Lévesque, sur son trapèze Washington, un numéro solo, a la grâce
d'un oiseau. Tantôt le corps enlacé aux cordes, tantôt
suspendue par les jambes, tantôt à plat ventre sur la barre,
c'est toutefois quand elle se tient en équilibre sur la tête,
les quatre fers en l'air, à au moins 15 pieds dans les airs, que
les spectateurs retiennent leur souffle. « Au Japon, ma barre
était à 25 pieds du sol, c'était hallucinant ! »
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Mais
la jeune maman d'Alexia, 5 ans, en a vu d'autres. Le bras musclé, l'épaule
carrée, les abdominaux bien développés, mais, surtout, le regard déterminé,
elle fonce à travers son rêve.
C'est d'ailleurs
en partie grâce à sa détermination qu'elle a fait
saut des Lobers, un club de gymnastique acrobatique de Beloeil
au Cirque du Soleil. Elle avait 16 ans quand elle a vu pour la première
fois à la télé un numéro du Cirque du Soleil. «
Je suis capable de faire commes eux », avait-elle alors crié devant
la télévision. Elle en a parlé à son entraîneur, et, grâce
à lui, elle s'est retrouvée dans le numéro des Pingouins
du spectacle Le Cirque réinventé du Cirque du Soleil.

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Renversante
! Au Festival de cirque de Stockholm en Suède en
1997.
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Au
Cirque du Soleil
Elle
a fait une tournée nord-américaine en 89, une tournée européenne
en 90, puis, elle s'est inscrite à l'École nationale
de cirque de Montréal. « Je voulais me spécialiser. J'étais
acrobate, mais je voulais développer un numéro solo, » a expliqué
celle qui est devenue, à ce moment-là, une spécialiste
du trapèze Washington. Un numéro qu'elle avait exécuté lors
du spectacle de fin d'année des élèves de l'École
nationale de cirque. Un numéro qui avait été qualifié de flash et
de sensuel par un journaliste du quotidien Le Devoir.
Après
l'École, en 1994, elle a été réengagée comme réserviste par
le Cirque du Soleil pour présenter son numéro.
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Parallèlement,
toujours avec le Cirque du Soleil, elle a remporté une médaille
de bronze au Festival international du cirque Wuhan de Chine, et participé
à plusieurs événements comme le Sommet du G7 tenu à Halifax
en 1995.
Après plusieurs
autres spectacles, Marie-Josée Lévesque a quitté le Cirque du Soleil pour
travailler comme artiste indépendante. « J'ai été engagée pour différents
événements comme des galas et des défilés de mode, » a-t-elle précisé.
En 1996,
elle est recrutée par le Cirque Éloize et fera une tournée québécoise.
Comme artiste invitée, elle se produira notamment au Japon pour une série
de 47 spectacles, au 28e Gala des athlètes de l'année au Québec,
et tournera même une publicité en France.

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Les
chorégraphies de Marie-Josée Lévesque
durent environ sept minutes.
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Son
propre cirque
Un
an après, en 97, elle a quitté le Cirque Éloize pour
fonder son entreprise, Cirque FantastiConcept. Comme, à
travers ses expériences, elle a découvert un goût pour la
mise en scène, elle offre maintenant des concepts composés
de numéros de cirque. « Je peux par example présenter les
numéros lors un gala, d'un mariage ou d'un défilé de mode. Je peux
aussi faire partie d'une publicité ou d'un film. Je ne produis pas
nécessairement mon numéro. J'engage des artistes, selon le budget
de l'événement, pour offrir un concept. Faut voir mon site internet,
» a raconté celle pour qui tout a commencé par un rêve,
un rêve qui perdure.
«
Pour moi, tout a commencé par un rêve, assise devant la télé,
puis ça n'a jamais cessé. Je croix aux désirs, aux passions,
et surtout à tout ce qu'on fait pour les atteindre. »
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